Quels sont les grands démunis de la communication ? Notre constat.

Les services sociaux dans la fonction publique notamment en manque de reconnaissance et surtout d’expression.

Les services sociaux du secteur public sont aujourd’hui en pleine impasse et n’arrivent pas à agir comme il se doit. Les interventions sociales publiques sont à la base destinées à apporter des aides et des accompagnements aux personnes en difficultés sociales. À l’heure actuelle, le grand constat qui doit malheureusement être fait est que les interventions sociales publiques peinent à convaincre. En clair, les difficultés sociales persistent parmi une couche importante de la population malgré les actions des services sociaux publics.

Durant ces huit dernières années d’activité, APPO est notamment intervenu dans le domaine du social pour le compte de très différents acteurs. À APPO, nous avons mené des interventions sociales dans des villes aux caractéristiques très diverses. Des villes aux caractéristiques aussi diverses que les très divers acteurs ayant commandé ces interventions. Au cours de nos différentes interventions, nous avons pu observer que les services sociaux dont les personnes en difficultés sociales ont fortement besoin s’étalent sur plusieurs plans.

Toutefois, il existe un dénominateur commun que nous avons pu observer à chaque fois que nous avons eu à effectuer une intervention. En effet, les grands besoins de services sociaux que nous avons répertoriés durant chacune de nos interventions couvrent :

– Les services à destination de l’humain

– L’aide parentale

– La particularité du suivi des nourrissons, enfants, adolescents escales

– Le manque d’accompagnement des personnes seules

– Et la qualité de gestion personnes âgées malades ou pas

Tous ces cas précités sont très spécifiques. Que ce soit en milieu rural ou en milieu urbain, les figures types caractéristiques des populations vivant dans la pauvreté et la précarité se retrouvent au sein de ces principaux cas précités.

La quasi-totalité des indicateurs provenant des outils statistiques démontre que la majorité des personnes en difficultés sociales qui figurent parmi ces cas se situent au-dessous des moyennes nationales. Ceci, en termes de participation à l’économie nationale, en termes de revenus, qualifications ou en termes d’emploi.

La pauvreté et la précarité que vivent quotidiennement ces populations sont notamment favorisées par entre autres :

– Le manque d’emplois qui persiste au sein de la population active et qui se matérialise surtout par le manque d’emplois ouvriers ainsi que le manque d’emplois de cadres et de professions intellectuelles.

– La régression démographique qui se poursuit dans certaines zones géographiques et qui provoque un vieillissement de la population.

– Le manque de moyens financiers qui frappe certaines personnes issues de la population non active

– La baisse de revenus qu’enregistrent certains agriculteurs des milieux ruraux

– La désindustrialisation de certaines zones géographiques

Il est certes vrai que le travail social rencontre souvent des difficultés importantes dues au silence des personnes ou familles qui supportent les mauvaises conditions de vie sans se manifester par peur du qu’en-dira-t-on. Mais pour aider les populations en difficultés sociales les services sociaux de la fonction publique doivent mettre en place des politiques de grande ampleur et à fort impact.

Malheureusement, à l’heure actuelle les politiques sociales publiques manquent d’efficacité et peinent du coup à convaincre. Les services sociaux publics sont plutôt victimes d’un manque de moyens financiers. En clair, les fonds publics alloués aux services sociaux sont insuffisants. Par conséquent, les services sociaux publics se heurtent à des limites dans l’exercice de leurs fonctions. L’une de ces limites est la communication devant accompagner les interventions sociales publiques qui ne se fait pas pleinement. Les intérêts de cette communication sont en bref négligés. Résultat, les réels nécessiteux et destinataires des services sociaux publics manquent cruellement d’informations.

La négligence des campagnes de communication et le manque d’informations ont particulièrement des répercussions très néfastes sur les types de structures tels que les services sociaux. Puisqu’il faut prendre en considération qu’il ne s’agit pas ici de renseigner des clients ou des patients bien précis. Les services sociaux sont destinés à servir l’intérêt de tous les citoyens. Ils permettent même d’anticiper l’état d’esprit et la prise de conscience des futurs citoyens qui aujourd’hui n’ont aucune considération électorale, mais seront ceux qui agiront dans les prochains défis sociaux de demain.


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